Réf DT 34: La révolution n’aura pas lieu

06Sep11

Facebook Revolution v.mu.2011

Qu’on ne me méprenne pas. Les visiteurs réguliers de cet espace savent que je partage les mêmes idéaux que les jeunes sur le groupe « WANTED : 15,000 Youngsters to Save OUR Future! ». Du moins au sens épuré. Par contre je n’emboiterai pas le pas aux soi-disant « observateurs de la société » qui se sont ralliés à ce groupe et qui ont offert leur soutien sur papier, sous prétexte que c’est « progressiste ». Peut-être que « progressiste » ici veut dire « à la mode », mais quoiqu’il en soit, pour moi, la révolution n’aura pas lieu.

Simplement parce que ce groupe sur Facebook est une action, et non pas un mouvement.  Et voici les raisons, selon moi, pour lesquelles cette action n’aboutira jamais à un mouvement :

Raison une : Une contestation « antidémocratique »*

*J’utilise le terme « antidémocratique » ici dans le registre de l’ironie. Mon idée est celle-ci: au nom de la démocratie, on manifeste contre un état des choses qui est le fruit du jeu… démocratique des élections de 2010. Car au final, c’est ce que c’est.

N’oublions pas que cela fait à peine 500 jours que la population du pays a choisi de placer ce gouvernement au pouvoir. 500 jours sur un mandat d’environ 1800 jours. Une lecture détournée serait de dire que ces jeunes – et moins jeunes – à travers ce groupe conteste la « décision du peuple ».

Qu’importe, ce que je veux souligner ici se trouve dans la grille « Une mélodie en sept temps » que j’avais proposée lors de la campagne électorale il y a un peu plus d’un an. Cette grille propose une lecture de la relation entre l’effort du politicien mauricien par rapport à un découpage schématique de l’électorat mauricien. En d’autre mots, ce que certains appelleront du « target marketing ».

Analyse des cibles du discours politiques par tranche de l’électorat

Le groupe sur Facebook – s’il est homogène – ne représente qu’une partie de la catégorie « électorat rationnel ». Même si les organisateurs arrivent à une foule de 20 000 personnes, cela ne représentera qu’une infime partie de l’électorat mauricien. Et malheureusement, le jeu démocratique est ainsi fait : ce n’est pas le plus bruyant qui s’impose, mais le plus nombreux… aux urnes. Et ça c’était il y a environ 500 jours. Fallait crier avant.

En gros, blâmer les politiciens pour la crédulité de l’électorat majoritaire ne sert à rien aujourd’hui et représente une contestation des règles de base du jeu démocratique et un non-respect de la décision de cette majorité crédule.

Edit 11/09/11:

Fait intéressant: la remarque sur la démographie faite par Rabin Bhujun semble rejoindre mes observations précédentes dans les articles Réf DT 31: Étonnements et Réf DT 32: Étonnements II.

Raison deux: Frustration, et non projet de société

Malgré un manifeste et des posts sur le groupe Facebook, aussi légitimes que peuvent être ces griefs, j’ai du mal à comprendre le but de cette action. Selon un procès verbal d’une émission a la radio, les mots des organisateurs seraient :

Mécontentement généralisé face à un « tripotage politique » et à la « monopolisation du pouvoir » ; un ras-le-bol prononcé au niveau de la population d’un système politique traditionnelle mené sur un fond aigue de communalisme qui « gangrène le pays » […] Sont cités aussi « l’absence de volonté a combattre la corruption » […] Sur la même lancée, les membres du groupe sont tous d’accord pour affirmer que pendant longtemps, trop longtemps, la méthode « diviser pour mieux régner » a primé sur la politique a Maurice. […] Autre point abordé, l’absence de la méritocratie et « tout les temps mem dimune » […] Les jeunes, les moins jeunes, LES MAURICIENS, sont indignés face aux problèmes que rencontre notre société.

Au final, ces jeunes sont en train de réclamer un changement… à travers un statut quo. Outre des demandes utopiques qu’un nouvel ordre économique et social mondial voie le jour à Maurice (sic), les fondateurs de ce groupe semblent aussi demander aux politiciens de 1. se rendre compte et d’avouer qu’ils sont là où ils sont grâce à une supercherie intellectuelle depuis plus de 40 ans, 2. mettre en place un système pour que cela ne se reproduise plus dorénavant et 3. renoncer ensuite à leurs pouvoirs et laisser la place à d’autres. Et ce, au jour 500 sur un mandat d’environ 1800 jours.

En d’autres mots, un gros coup de gueule, mais pas de projet réaliste. Aussi idéaliste que je puisse être sur cet espace. Là par contre, j’ai du mal. Cela equivaut ici à un grand coup d’épée dans l’eau.

Raison trois: Le peuple n’a pas faim

Attention, je ne prétends pas que la pauvreté n’existe pas à Maurice. Mes fonctions de journaliste m’ont mené à être témoin de situations de pauvreté extrême dans certains endroits de l’île. Malgré ce que certains puissent dire, ce n’est – heureusement – pas un cas généralisé à Maurice. Au risque de me faire appeler un « homme de droite » (quelle droite?), j’insiste que ce que d’autres appellent « situation précaire » et « perte de pouvoir d’achat » est principalement du à un manque d’organisation, d’adaptation et d’éducation du foyer mauricien.

Contrairement à d’autres pays africains, la population ne meurt pas de faim. Au contraire. Quand elle a moins de Rs 50 dans son compte en banque à la fin du mois, elle joue au Loto. Et gagne.

***

Ainsi, ce que nous avons aujourd’hui est une masse de personnes réunies sur un groupe sur Facebook pour exprimer leur mécontentement sur la façon dont Maurice est gérée moins de 500 jours après que la population ait choisi – démocratiquement – un gouvernement pour un mandat de cinq ans. Dans certains pays, on appellerait ce groupe des « dissidents » ou des « opposants ». Mais vu les connotations douteuses à Maurice, je leur donne le bénéfice du doute et parlerai d’action civile.

Soyons honnête, mouvement ou action, tout doit bien commencer quelque part. On doit au moins leur accorder cela. Mais aussi sacrée que puisse être la liberté – et surtout le besoin – d’expression de cette jeune génération, elle se rendra vite compte que pour nos dirigeants, cette liberté ne vaut pas plus que le sacré droit de vote: elle n’existe qu’en période de campagne, s’achète et se vend. Pour cette raison, j’oserai avancer mes prévisions. De mon experience des foules mauriciennes,  le groupe reunira dans les rues de la capitale autant de personnes qu’un meeting du Mouvement Socialiste Militant: 2 000 à  2 500 personnes.

Ce sera alors la fin de cette action. Sauf si elle change de structure et se transforme en mouvement.

Edit 10/09/2011: 

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24 Responses to “Réf DT 34: La révolution n’aura pas lieu”

  1. 1 Torpedo

    Un manifeste tri-lingue, fallait le faire! Bravo!

    Mais réduire une action civile sans précédent (qui a déjà fait celà, rien que d’un site web?) à un « small party » (dixit Shakeel Mohammed), c’est vraiment vouloir tuer une action noble dans l’oeuf. Injustement. Parce que là au moins, on bouge, au lieu de cette apathie dont on taxe volontiers les jeunes depuis quelquetemps.
    Vous auriez du attendre et voir sur le vif, pas faire une estimation prématurée, subjective (parce qu’il n’ya aucun précédent) et très injuste.
    Vous avez raté une belle occasion de vous abstenir…

    • Merci pour le conseil de m’abstenir, mais « vouloir tuer l’action dans l’oeuf »… c’est m’accorder beaucoup trop d’influence. Le but de l’estimation – subjective – est de mettre les choses en perspective pour ceux qui croient pouvoir changer le monde par une seule et unique action.

      Mais je suis d’accord sur un point: « on bouge, au lieu de cette apathie dont on taxe volontiers les jeunes depuis quelque temps ». Je leur accorde cela.

  2. Aussi, ne pas oublier que beaucoup des jeunets qui ont ‘like’ la page Facebook sont des petits 3/4 qui ne connaissent rien à la vie. Enfermé dans leur petite bulle familiale et prises par les leçons particulières et à épier leur amis sur Facebook justement, ils ne pourront pas participer à la marche. Aussi, ceux qui arrive à s’y rendre, je leur donne 6 mois a l’Université de Maurice avant d’acquérir les instincts ethniques et corrompus de leur aînés. Oui, la révolution n’aura pas lieu. Ils auraient du venir en 1971, pas en 2011.

    • 4 Torpedo

      M. Lebon, faire de quelques exceptions une règle me sidère: « je leur donne 6 mois a l’Université de Maurice avant d’acquérir les instincts ethniques et corrompus de leur aînés ».

      Dites-vous bien que j’ai passé 5 ans là-bas pour acquérir ma première licence, puis j’y ai travaillé sur une base contractuelle pour presque deux années, puis j’y ai remis les pieds pour une maitrise: est-ce-que la durée que j’y ai passé m’aurai rendu selon votre mesure un hyper-ethnocentriste/raciste et ultra-corrompu? Si vous me connaissiez (probablement à travers mes commentaires très virulents contre les bigots de tous bords qui avaient l’audace de prendre la parole pendant les débats publics organisés à l’université et ceux polluent la micro-blogosphère mauricienne avec leur paresse intellectuelle), vous vous raviseriez: l’atmosphère sur le campus est très très loin de ce que vous imaginez. Celà dépend probablement d’ou vous vous tenez: soit avec les ‘hipsters’/branchés qui se la pètent avec leurs tenue singeant les derniers trucs à la mode, soit avec la clique de poseurs qui aiment se faire remarquer (on ne peut pas ne pas les voir affalés n’importe ou, et n’importe comment), soit avec ceux qui parlent freunché entre eux (détrompez-vous – pas nécessairement tous des ‘population générale’, mais surtout des gens qui aiment afficher la différence de leur cercle social) mais qui disent ‘ayo’ quand ils se cognent, ou ceux qui y vont pour étudier, point barre. Comme dans tout rassemblement d’humains cependant, il y une minorité hyper-tapageuse qui se mêlent de tout ce qui n’est pas constructif en singeant leurs ainés – je l’ai déjà dénoncé dans la défunte publication ‘Campus News’: Campus Culture Society (un proto-hizbullah), Brainwave (proto-VoH), un autre qui donnait des gateaux à chaque réunion (excusez-moi, j’oublie le nom, mais c’était une antenne de la ISKCON), et d’autres encore dont les membres la coterie de suiveurs écervelés se comptent sur les doigts d’une main, mais dont le financement est plus que suspect vu le déferlement de moyens à chaque célébration d’une fête religieuse. Mais ils ne représentent qu’eux mêmes, les autres, la masse silencieuse, préférant se concentrer sur leurs ‘CPA’/’GPA’.

      Non, le campus du Réduit ne rend pas raciste. Les épreuves que vous y endurez contre l’administration (une bureaucratie bien plus lourde que la fonction publique ‘ordinaire’) vous rend beaucoup plus fort mentalement mais surtout plus solidaires, car vu le programme d’études, rester seul dans son coin équivaut à soit de l’arrogance, soit à une mort (académique) certaine: allez voir un peu les petits groupes attroupés autour des quelques tables mises à la disposition de tous ceux qui bossent – est-ce une concentration de gens sur une base purement ethnique ou complotant / échafaudant des plans pour corrompre la société dans le futur en étudiant les ‘loopholes’? Ou bien juste des jeunes adultes qui ont à coeur de réussir leurs examens?

      Vous feriez bien d’y aller faire un tour et parler à ces gens avant de prendre des raccourcis et en tirer des conclusions basées uniquement sur votre perception de très loin: celà vous aiderait beacoup.

      • J’en profite pour souligner quelque chose: en sciences sociales, il existe une fine ligne entre la pratique d’etablir des « occurrences of behaviour » pour en extirper un « pattern » et le fait de sombrer dans des stereotypes permettant de generaliser.

        La difference est dans la rigueur de l’exercice. Je ne propose pas de repondre a la place de blebon, je ne pretends pas savoir dans quel registre psycholinguistique il s’inscrit non plus.

        Mais pour revenir a votre premier commentaire sur le sujet, et non cette reponse a blebon, non cette action n’est pas totalement une premiere et oui, il existe d’autres episodes et situations relativement similaires qui presentent une grille de lecture et de comprehension permettant d’avancer des previsions.

      • Un simple commentaire: ma première license justement est de l’université de Maurice, et j’ai participé aux élections de la Student Union en 2005. Je suis bien placé pour savoir ce que j’avance. J’ai fait le tour du campus sous presque tous les angles: ceux qui se concentrent sur leur cours alors qu’ils ne sont pas si brillant que ça, les rêveurs, les membres de groupes occultes, ceux qui sont la pour cass enn poz … et de différentes communautés. Deux tendances majeures se dessinent en observant le campus: une branche conservatrice à tendance communaliste enfouie – une simple petite touche dans la bonne direction lors des élections de la SU produit les mêmes réactions que l’électorat mauricien dans les tranches t1 à t5, et les indifférents qui ne s’intéressent qu’à leur CPA. Les idéalistes sont très rares et ceux qui agissent pour une cause presque inexistant. Ces petits 3/4 qui sont tous excités de participer à une marche seront les premiers à être absorbés dans l’engrenage communalo-corrompu mauricien dès qu’ils feront face à un peu plus d’indépendance … surtout quand ils réaliseront qu’ils devront être à la recherche d’un emploi plus tard. Je n’ai pas conduit une analyse scientifique du phénomène, mais mes observations ne sont pas – et bien loin de là – basées sur des incidents isolés. Bien à vous.

  3. Loin d’être un jeune qui vit dans la nostalgie des annés 70 alors que je suis né dans la décénie suivante.
    Je voudrais donner mon point de vue sur les points exposés par Amrish.

    1. Il ne sagit pas d’une révolution. La marche de ce Samedi est une action pour dire son indignation et non pour renverser le gouvernement qui serait anti-démocratique. Mais il faut que les indingés s’expriment devant la liste des scandals politico-financiers et les valses incessants des politiciens des differents partis qu’ils soient au gouvernement ou dans l’opposition.

    2. L’action, la marche comme tu dis est un mouvement de contestation. Nilen Vencadasamy sur Radio Plus hier l’a dit, après le 10 septembre il faudrait que le mouvement continue avec la mise en place d’une reflection plus approfondie et ainsi devenir une force de proposition.

    3. Le peuple ne meurt pas de faim en effet. Mais je crois que Malenn Oodiah explique bien le phénomène: « Le développement national à l’ère de la mondialisation s’est traduit par une accentuation des inégalités sociales, un développement par les riches pour les riches animé par une logique de quick win, un déclassement des classes moyennes, une précarité grandissante des classes populaires. Un tel processus ne peut que générer des contradictions et frustrations à Maurice. »

    Je suis certe un rêveur mais je ne suis pas le seul comme dit John Lennon et je suis de ceux qui pense qu’il vaut mieux se bouger pour secouer le cocotier au lie de se dire que c’est foutu. Je souhaite voir naitre un ou plusieurs mouvements nouveaux dans le sillage de cette action et qui pourrait relancer le débat politique à Maurice.

    • Je ne reagirai que sur un point: « je suis de ceux qui pense qu’il vaut mieux se bouger pour secouer le cocotier au lie de se dire que c’est foutu ».

      Je ne dis pas que c’est foutu. Mon blog appelle justement à un reveil de la population civile. Mais j’aime aussi les choses bien faites. Bloc 104 l’est. Votre action ne l’est pas.

      • Je sais je ne te visais pas, je connais assez bien ton opinion. Mais j’ai vu de tel reaction ailleurs et aussi certains qui ne veulent pas troubler le statu quo.

        Tu as le droit de le penser. Mais je voulais préciser surtout que ce n’est pas une opération pour demander le départ de ce gouvernement car de toutes les facons tu le sais aussi bien que moi qu’il n’y a pas de vraie alternative.

  4. Je lit ci-dessus qu’apres 6 mois a l’université, ces jeunes seront corrompus. J’y suis depui bientot 2 ans c’est a dire, 24 mois, et les valeurs que m’ont enseigné ma famille – intégrité, respect, franchise et humilité – sont toujours intacte et bien presente dans ma vie.
    Dire que les jeunes sont ds 3/4, c’est dire que les futurs dirigeants de notre pays sont des 3/4 car, rappelons le, parmi la jeunesse d’aujourd’hui se trouve nos dirigeants de demain.
    🙂

    • N.B: J’ai accepté le commentaire de Blebon, mais cela ne veut pas dire que je partage le meme avis sur ce point là. Les visiteurs réguliers connaissent la position partisane mauve de Blebon. C’est un habitué, alors je ne pense pas devoir preciser à chaque fois.

    • Je suis bien heureux pour vous si vous ne vous êtes pas laisser entrainé par le courant communal et corrompu. J’espère que ce sera encore le cas quand vous serez à la recherche d’un emploi et que vous voyez vos applications d’embauche refusées ou carrément ignorées sans raison apparente dans quelques années.

      Le deuxième point est tellement mundane que je ne mérite pas de m’y attarder.

  5. 14 Sebastien

    C’est drole de voir comment on peut prévenir l’avenir sans même avoir une boule de crystalle, juste parceque « on a de l’expérience »! Je voudrai rejoindre Ludo en ajoutant que nous ne proposons pas de faire la révolution! Car nous ne sommes pas des Che! Mais juste des jeunes qui veulent dire le fond de pensées aux pseudo ou politiciens de notre pays!!!

    Nous voulons créer une plateforme où nous pouvons dire ce que nous pensons sur tel ou tel sujet avant que le gourvernement ne prenne de décisions par exemple la jeunesse et sport, le social, la culture! Nous avons un ministre des art et de la culture qui ne connait rien dans ce domain!!! et qui le prouve par son incompétence en ne faisant rien justement pour ce misnitère!!!! Donc nous nous voulons dire STOP à cela!!!!

    • Comme dirait l’anglais, « fair enough ». Pour faire court, je repondrai a deux elements:

      1. Il y a une énorme difference entre une revolution et une revolte. Votre action s’inscrit dans le cadre de la deuxieme. Comme beaucoup d’autres, je ne comprends pas trop ce que vous esperez accomplir par cette action. Peut-etre suis-je puriste au point d’etre d’avis que le pays a effectivement besoin d’une revolution? Pas dans le sens Che du terme, mais culturelle, sociale, intellectuelle? Peut-etre qu’un changement interviendra alors.

      2. Je n’ose certainement pas avoir des pretentions de Machiavel, mais lisez mon estimation comme de la provocation. Si vous arrivez a me contredire, je dirai bravo. Contrairement à ce que Jameel Peerally a declaré a la radio, mon estimation de 2 000 a 2 500 ne m’est pas venu comme ca. Je n’ai certainement pas de boule de cristal non plus. C’est la foule qui s’etait mobilisée pour les manifestations pour contester l’augmentation des frais d’examens de la HSC. C’est un objectif realiste. C’est un bareme auquel que pouvez aspirer. 15 000 personnes? Non.

  6. Il y en a qui agisse et il y en a qui coupe des cheveux en quatre pour faire quoi ? critiquer alors que ce sont simplement des gens qui veulent creer une plateforme et faire entendre leur voix.
    Franchement, on dirait un savant qui essaye avec la logique des predicats
    de demontrer et de demonter surtout une action.
    Bravo, vous avez reussi a nous montrer que vous pouviez vous reposer sur vos axiomes ( construits de toutes pieces par notre grand savant ) pour construire quelquechose qui ne sert à rien …

    1 blog = une voix. 2000 personnes = 2000 voix.

    • « Il y en a qui agisse et il y en a qui coupe des cheveux en quatre pour faire quoi ? critiquer alors que ce sont simplement des gens qui veulent creer une plateforme et faire entendre leur voix. Franchement, on dirait un savant qui essaye avec la logique des predicats de demontrer et de demonter surtout une action. »

      Soit. Cela ne change rien au fait que j’avais raison dans la prévision de la marche.

      « Bravo, vous avez reussi a nous montrer que vous pouviez vous reposer sur vos axiomes ( construits de toutes pieces par notre grand savant ) pour construire quelquechose qui ne sert à rien … »

      Si. Cela a servi a prévenir mes visiteurs que ce mouvement n’est que passager, comme une rhume, et de ne pas trop y reposer leur espoirs de changement.

      « 1 blog = une voix. 2000 personnes = 2000 voix. »

      Une voix qui demeure. De l’autre côté, 15 000 ont été réduits à 2 000, 2 000 à une dizaine avec leur balié fatak. Et un leader aussi usité que du fatak qui ne balaie plus.

      • Quand plusieurs personnes se regroupent pour contester des réalités qu’ ils n’ acceptent pas, n’ etait ce pas une action civile ? Si ils n’ ont pas eu d’ objectifs concrets, ca a l’ utilité de regrouper des personnes, d’ être le debut de quelquechose qui prendra peut etre plus d’ampleur dans l’avenir et que vous rejoindrai peut etre quand vous jugerez de votre trone editorial que cela soit bien fait …

        Je trouve vos « demonstrations » et vos réponses que vous mettez en scene par une structure digne d’ un supercalculateur (LoL) d’ un manque d’ouverture, de rigidité,d’ une arrogance et d’ une inutilité éclatante.

        Vous me repondez sur un autre post que ce blog n est pas « une revue académique » mais ce n est pas un blog skyrock d’ un fan de Lorie non plus…

        J espere que je suis pas tombé dans la cour de recre d’un journaliste inexperimenté a l ego .. comment dire.

        Une voix qui demeure, oui … mais, a mon humble avis, qui en tout cas n’ a pas le merite d’ appeller a un « reveil de la population civile » , cet appel dont vous vous targuez un peu plus haut.

      • Je vous sens déçu. Peut-être devriez vous diriger votre deception et votre frustration envers les véritables bourreaux de cette « agitation » et non pas ceux qui l’ont vu dès de le départ. Je n’ai fait que faire état de ce qui s’est produit par la suite. Vous n’allez tout de même pas m’en vouloir pour ça!

        Le but de ce blog est de partager avec des visiteurs une ou plusieurs grilles de lecture. Je ne prétends pas avoir LA lecture des faits. Des updates sont glissés pour valider les grilles que je propose. Ceux qui n’apprécient pas passent leur chemin et essaient de trouver mieux ailleurs. Et je sais qu’il y a mieux ailleurs. Quoiqu’il en soit, avant de vous indiquer la sortie, je tenais à vous répondre sur deux choses:

        Premièrement, sachez que cet article a été écrit alors que je me trouvais à l’étranger. Mea culpa, je n’ai pas vécu l’avènement de cette « agitation » pour pouvoir y voir plus clair. N’empêche, j’ai écrit en fonction de ce que je percevais de loin. Et ce n’est pas pour autant que ma perception était fausse.

        Deuxièmement, comme vous semblez vraiment passioné, peut-être seriez-vous interessé par le cours de communication politique que je dispense à l’université de Maurice. J’utilise d’ailleurs « l’agitation des 15,000 » comme cas d’étude dans plusieurs volets du cursus. Sous l’onglet « slacktivism » – les choses à ne pas faire. J’ai peaufiné ma lecture et j’y ai glissé toutes les théories qui, instinctivement, m’avaient mené à la conclusion de base.

  7. J’attends avec impatience la rubrique  » Les choses a ne pas faire » de votre prochain chapitre  » plaidoyer pour reveil de la population civile ».

  8. Et je quitte votre terrain de jeu 🙂


  1. 1 Réf DT 36: 132 v/s 15 000 « ~ www.doublethink.tk ~
  2. 2 Réf DT 37: “Faire du neuf avec du vieux” « ~ www.doublethink.tk ~

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